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La sophrologie pour les enfants (extrait de Psychologie Magazine)

Comme bien des adolescents de son âge, Claire, 13 ans, se plaint de son mal-être, de ses problèmes scolaires... Sa mère lui propose de découvrir cette technique avec une spécialiste.

« Je ne me sens pas bien, j’ai souvent mal à la tête... J’ai des problèmes à l’école, du mal à me concentrer, du mal à m’endormir, je ne me sens pas sûre de moi », lance Claire, 13 ans, dès le début de la séance, tout en peinant à exposer ses idées. «Parler d’une manière désordonnée est typique de son âge, explique d’emblée Natalia Caycedo. Dans un premier temps, je laisse toujours l’enfant s’exprimer librement. Puis je l’aide à mettre un peu d’ordre en faisant la liste de ses problèmes. Enfin, je lui demande de me raconter une journée complète de sa vie, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble, comme une photo globale de son contexte familial et scolaire. »

Psychiatre diplômée en neurophysiologie et en neuropsychologie, vice-présidente de Sofrocay, Natalia est la fille d’Alfonso Caycedo, le créateur de la sophrologie. « Ce que j’ai pu remarquer ces dernières années, c’est que de plus en plus de parents attendent trop de leurs enfants, les inscrivent à trop d’activités extrascolaires. Je vois beaucoup d’ados qui n’ont plus de temps pour eux, pour se retrouver, pour se découvrir. Ou tout simplement pour rêver. En rentrant de l’école, ils sont fatigués, ne savent plus quoi faire et vont sur Internet. Ils sont de plus en plus déconnectés de leur réalité, de leur corps... »

Un accompagnement
Cette première partie de l’entretien est très importante, car elle permet au sophrologue non seulement d’établir un lien de confiance avec l’enfant et avec le parent qui ni l’accompagne, mais aussi de déterminer des objectifs pour commencer le travail. « Ce n’est pas un traitement thérapeutique, mais un accompagnement pédagogique sous la forme d’un “cours”, précise Natalia Caycedo.Il se déroule de la façon la plus ludique possible pour que les enfants aient envie de faire les exercices. » Cet aspect a été développé par une équipe internationale spécialisée dans la sophrologie pour enfants ; cette méthode peut de fait être pratiquée chez les plus jeunes, dès qu’ils sont en âge de comprendre ce que le praticien leur explique.

« Nous commençons avec un exercice sophrologique d’introduction, simple et court, de cinq minutes, suffisant pour eux. Ce petit moment de tranquillité leur permet de mieux se connaître et de se relâcher de la tête aux pieds. Ils l’assimilent très rapidement.

Après l’avoir testée, Claire a utilisé cette technique pour s’endormir, et ça l’a convaincue de faire les autres exercices. Nous continuons avec d’autres méthodes de relaxation dynamique, plus “actives”, qui permettent de ressentir la présence du corps et de créer une relation positive avec lui. Il était essentiel pour Claire de commencer à “vivre son corps”. Ce moment de conscience de soi, Alfonso Caycedo l’a appelé la vivencia, “expérience consciente”. Ensuite, je lui ai montré qu’à l’aide de la respiration abdominale elle pouvait apprendre à recentrer son attention sur elle. Elle a vite compris que se concentrer sur son souffle lui permettait de prendre conscience d’elle-même. Nous devrions tous faire cet exercice le plus souvent possible, notre société nous pousse à trop diriger notre attention vers l’extérieur. Il suffit de prendre dix minutes pour soi et de respirer en toute conscience. Parfois, les parents sont un bon soutien pour motiver les enfants à faire leurs dix minutes de sophrologie. »

Dénouer les tensions
Exercice pour dénouer les tensions avant les examens, exercice de postures actives (debout, assis sur le bord d’une chaise...) pour augmenter l’attention, exercice de « futurisation » qui consiste à s’imaginer dans l’avenir pour résoudre le manque de motivation... La sophrologie comporte une bonne quarantaine de techniques. « Au fil du temps, j’en propose de nouvelles à l’enfant, qui devra les intégrer à sa vie quotidienne, poursuit Natalia Caycedo. À chaque séance, il me raconte ce qu’il s’est passé, et, si un problème se présente, je trouve un exercice plus adapté. C’est un plaisir de voir comment les enfants adoptent facilement la méthode : ils sont naturellement dans l’expérience, ce qui est la meilleure façon d’apprendre. Comme Claire, qui a commencé à mieux se connaître, à être plus consciente d’elle-même et surtout à savoir quoi faire en cas de difficulté. Car la sophrologie permet avant tout de trouver en soi les solutions. »

L'origine de la sophrologie
Né en 1932 en Colombie, Alfonso Caycedo fait ses études de médecine et de chirurgie en Espagne, avant de se spécialiser en neurologie et en psychiatrie. Confronté à des procédés thérapeutiques violents, comme les électrochocs, il se tourne vers l’hypnose. En 1959, il fonde la Société espagnole d’hypnose clinique et expérimentale, mais cherche d’autres moyens de dépasser certains blocages psychologiques et physiques. En 1960, il crée le terme sophrologie (du grec sôs, « harmonie », phren, « esprit », et logos, « étude ») et ouvre le premier département de sophrologie clinique en hôpital, à Madrid. À partir de 1965, il se rend en Inde, dans l’Himalaya et au Japon, où il s’initie au yoga, aux états modifiés de conscience et à la méditation zazen, qui lui permettront de développer sa propre technique, adaptée à la mentalité occidentale, de manière apolitique et aconfessionnelle. La sophrologie connaît un bel essor dans le monde entier et se pratique dans différents domaines : clinique, pédagogie, sport, développement personnel, social... Près de dix mille professionnels l’exercent dans vingt pays en appliquant sa méthodologie.

Très courtes histoires de sophrologie

► A. avait la phobie des transports, de la foule, de Paris. Elle voyage maintenant sans problème. Effet bénéfique colatéral : elle a arrêté de fumer et ne prend plus d’anti-dépresseurs

► V., 19 ans, est sportif de haut niveau. Certaines conditions météorologiques le perturbaient au point de compromettre ses chances de gagner ses compétitions. Le voici libéré de cette peur. Il peut envisager avec sérénité sa carrière sportive

► P., 9 ans, avait des problèmes de scolarité : «J’ai peur de faire les choses devant les autres». Après sa première séance de sophrologie, elle a eu 17/20 en récitation
Un groupe de personnes atteintes de cancer se réunit chaque semaine pour faire de la sophrologie, qui leur apporte l’indispensable mieux être dont elles ont besoin

► F. avait des insomnies importantes et répétées. Il a retrouvé le sommeil

► P. était très stressée par le concours qu’elle était en train de préparer. La sophrologie lui a permis de se remotiver sur ses révisions et de se présenter aux épreuves de manière détendue. Elle a réussi ce concours.

► G. était au bord du burn out quand il est venu me voir. Grâce à la sophrologie, il peut envisager son avenir avec sérénité et prendre les bonnes décisions

► L. vient régulièrement faire une séance de sophrologie juste pour prendre un moment rien que pour elle, et s’offrir ainsi une détente bénéfique dans toute sa vie

► R. est envahi par les problèmes : travail, couple, enfants,… La sophrologie lui permet de se poser calmement les vraies questions et de trouver en lui les réponses 

le Professeur Rufo est "sophro addict"

Le professeur et pédopsychiatre Marcel Rufo anime Allo Rufo, une émission quotidienne sur France 5.
Il se dit lui-même "sophro addict".
Lors de ses interventions à la télévision, le médecin évoque régulièrement la Sophrologie
 comme un des moyens d’aider les enfants souffrant de phobies, de certains troubles comportementaux (bégaiement, tics) ou ayant des pathologies plus grave (notamment des malformations cardiaques congénitales). Il conseille aussi la sophrologie aux étudiants.

Sophrologie et prévention des accidents du travail

Une grande entreprise française a constaté une augmentation des accidents du travail en fin de matinée… Elle a fait le diagnostic que cela provient pour une partie non négligeable d'un mauvais sommeil des personnes concernées, d'où des défauts de vigilance entre 11h et midi. Cette entreprise a donc organisé dans deux de ses sites bourguignons une matinée de sensibilisation sur le sommeil. Cette matinée se terminait par une séance de sophrologie, que j'ai animée sur les deux sites.

Trois jours pour se perfectionner

On en a jamais vraiment fini de se perfectionner en sophrologie.
Pendant trois, la semaine dernière, en Andorre, j'ai suivi l'enseignement théorique et pratique de Nathalia Caycedo, la fille de "l'inventeur" de la sophrologie.


Nathalia

Mieux être autour du cancer

Je commence une collaboration avec l'association CoraSaône qui a eu une idée magnifique : proposer du bien-être aux personnes qui souffrent d'un cancer et qui n'ont pas les moyens de payer les services d'un ostéopathe, d'un masseur, d'un sophrologue, etc… CoraSaône mobilise pour ce faire des professionnels qui offrent leur temps, qui interviennent donc de manière donc totalement bénévole.
Je suis heureux d'apporter ma contribution à ce beau projet pour un cycle de 7 séances.
Ca se passe à la Maison de Quartier des Charreaux, à Chalon-sur-Sâone

Le FaceBook de CoraSaône, c'est ici

Se préparer à vivre une situation inquiétante

Un voyage, un examen, une situation professionnelle… ne sont que quelques exemples de ce qui peut inquiéter.

Cette jeune femme - appelons la Chrystelle - doit se rendre régulièrement dans la capitale et, dès qu'elle est montée dans le train, elle ne se sent pas bien du tout. Cette inqiuétude n'est d'ailleurs que l'une des circonstances qu'elle appréhende. Elle a aussi, entre autres nombreuses peurs, celle des animaux.

Chrystelle est venue me voir pour faire de la sophrologie après les événements dramatiques de janvier, à Paris, événements qui avaient beaucoup renforcé ses craintes. Nous avons travaillé sur la respiration, sur le lacher prise, sur la futurisation. Nous avons mobilisé des bons souvenirs que Chrystelle avait vécus et je lui ai appris une technique simple à mettre en œuvre quand le stress pourrait envahir tout l'espace mental.

Et voilà qu'elle n'a plus peur lors de ses déplacements à Paris, même plus besoin de fumer une cigarette pour se calmer et depuis un mois elle ne fume plus du tout. Et, ayant cédé à la demande de ses enfants d'acheter un chien, elle n'appréhende pas la prochaine arrivée de l'animal sous le toit familial.

Peu à peu le sommeil devient meilleur

Dans la tête de Ph. se bousculent les soucis, les émotions, les inquiétudes, les projets encore incertains…
Et la nuit,  tout ce qui fait la vie d'un responsable d'une activité économique tourne et retourne sans cesse au point de créer des insomnies fréquentes et longues.
Ph. en est à ses débuts de la rencontre avec la sophrologie.
Mais déjà il commence à vivre plus paisiblement et à retrouver un sommeil pas encore parfait mais déjà un peu meilleur. 
Encourgeant, motivant.

La peur s'en est allée

Ma., 19 ans, est l’un des espoirs du cyclisme français et il sera sans nul doute recruté par une équipe professionnelle dans un avenir assez proche. Sa spécialité c’est le sprint. Il est venu me voir à mon cabinet parce que, me raconte-t-il, chaque fois que la route est mouillée, et même simplement humide, il a peur de glisser, de chuter, peur que devant lui d’autres coureurs glissent et tombent. Dans de telles circonstances, il perd toutes chances de gagner la course. Un vrai handicap donc, pas seulement sur le plan strictement sportif mais aussi dans la perspective d’une carrière qui pourrait être ainsi compromise.

A cette époque, nous sommes à l’intersaison.

Après les séances d’acclimatation et d’apprentissage des techniques de base de la sophrologie (sophronisation, déplacement du négatif,…) et après avoir insisté sur la respiration abdominale, nous avons fait de manière répétée la même séance qui incluait le choix d’un geste signal, choix fait dans un contexte de détente, de paix intérieure. Nous avons ensuite laissé venir un tout petit peu la peur pour la tenir à distance grâce au geste signal : ce ne sont pas nos émotions qui gouvernent notre vie.

Ma. eut de moins en moins peur lors de ses sorties d’entraînement jusqu’à ne plus avoir peur du tout, même s’il restait à le vérifier en situation réelle de course. Nous avons alors fait quelques séances de futurisation : il racontait à ses proches, à son coach, à ses amis qu’il avait gagné la course.

Tout cela nécessita dix séances. Et un sportif comprend très vite le langage du sophrologue quand il s’agit d’entraînement. Ma. fut donc un « élève » très appliqué entre les séances.

La saison 2015 vient de commencer. Premières compétitions, premières routes mouillées. Ma. est libéré de sa peur, vient-il de m’écrire par sms.

Un dernier point : nous avons fait les premières séances en présentiel. Je me rendais à son domicile. Puis, à cause de la distance qui nous séparait, nous avons fait la presque totalité des autres séances par Skype. 

Sport et sophrologie

J'accompagne en sophrologie deux jeunes espoirs du sport français…
Passionnant et pas sans effet sur leur pratique et/ou leur vie quotidienne. 

Je fais découvrir la sophrologie à une dizaine d'autres jeunes sportifs en une séance collective

Plus largement de que le sport, la sophrologie rend les meilleurs services à tous ceux qui ont des objectifs de réussite et de performance.

La sophrologie à distance ?

La sophrologie est d'abord une affaire de rencontre entre deux personnes qui font "alliance".

Cette rencontre réelle est indispensable.

Mais, pour éviter de longs déplacements ou dans le cas d'agendas chargés et après une ou deux rencontres réelles, des séances à distance impérativement avec image (skype, facetime,…) sont possibles et produisent les mêmes effets.

"Professeur" d'existence

Le risque serait de confondre la mission de sophrologue avec celle de thérapeute… sauf à considérer que le sophrologue est thérapeute de l’existence.

On pourrait dire que le sophrologue est "professeur" d’existence. Il met en effet son activité au service de l’être et doit permettre au sophronisant 
- de vivre l’espace de son corps 
- d’acquérir une capacité de penser 
- de se sentir sujet (« je ») avec une histoire
- d’être un humain de l’humanité

Voilà pourquoi cela me passionne.

Quel est le rôle du sophrologue ?

En sophrologie, accompagner une personne, c'est être là, à côté d'elle, dans les mouvements qu'elle décide elle-même. C'est reconnaître la personne telle qu'elle est, dans sa globalité. 
Ce qui fait du sophrologue un accompagnant, c'est la qualité de sa présence, bien autant, sans doute même bien plus que sa technicité.

Comment se déroule une séance de sophrologie ?

Les séances de sophrologie se déroulent assis et/ou debout, jamais allongé.
Il n'est pas exigé de tenue vestimentaire particulière. Il est utile cependant de porter des vêtements dans lesquels on se sent à l'aise.

La personne guidée par le sophrologue est l’acteur principal de ses expériences et du changement qui en résulte. Elle n’est pas tenue de livrer au sophrologue (ou aux autres membres du groupe) les aspects de sa vie qu’elle considère comme intimes.

Une séance individuelle ou en groupe se déroule à peu près de la même manière.
Le sophrologue explique tout d'abord en quoi va consister la séance.
Puis par des techniques simples et sans contact physique, le sophrologue favorise la détente, la relaxation et la prise de conscience du corps.

Ensuite, il guide des exercices en fonction de l'intention recherchée : la détente, la sérénité, la libération des tensions, la dynamisation, la concentration, la réussite d'un objectif,…